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Bruxelles est devenue une ville à deux niveaux

Bruxelles est devenue une ville à deux niveaux

Fouad Ahidar réagit à la déclaration politique générale du gouvernement Vervoort

Vendredi, un jour après la présentation de la déclaration gouvernementale au parlement, les député·e·s ont eu le temps de réagir au texte du Ministre-Président, Rudi Vervoort. Au cours de la session plénière, le député bruxellois Fouad Ahidar (one.brussels) a demandé que l'on se concentre davantage sur les questions importantes qui sont sur la table depuis un certain temps. Selon lui, la pandémie a divisé la capitale en deux.Vendredi, un jour après la présentation de la déclaration gouvernementale au parlement, les député·e·s ont eu le temps de réagir au texte du Ministre-Président, Rudi Vervoort. Au cours de la session plénière, le député bruxellois Fouad Ahidar (one.brussels) a demandé que l'on se concentre davantage sur les questions importantes qui sont sur la table depuis un certain temps. Selon lui, la pandémie a divisé la capitale en deux.

"Mesurer, c'est savoir. Depuis des années, notre groupe souligne que la politique en matière de travail, d'aide aux démunis, de logement, de climat et de lutte contre les discriminations ne va pas assez loin. Les chiffres montrent maintenant que ces problèmes se sont encore aggravés pendant la pandémie dans la Région bruxelloise. Bruxelles est désormais scindé en deux. D'un côté ceux·celles qui ont tout et de l'autre ceux·celles qui n'ont rien. Il faut que cela change. Nous devons être solidaires. C'est pourquoi je demande au gouvernement d’accélérer et de s'attaquer à ces problèmes de manière plus rapide." 

Ahidar demande explicitement qu'aucun·e bruxellois·e ne soit plus laissé à l'écart, au sens propre comme au sens figuré. Il félicite le gouvernement, et plus particulièrement les actions structurelles concernant la rénovation des maisons qui sont également rendues durables. Mais il souligne également le fait que le marché du logement à Bruxelles est inabordable.

"Un cocktail toxique menace d'apparaître pour les Bruxellois·es sans ressources financières. Ceux qui vivent dans une maison mal entretenue avec un budget serré ressentiront d’autant plus la hausse du prix de l'énergie. Dans une maison mal entretenue, avec des fuites, de l'humidité et/ou de la moisissure, la chaleur s'envole par les fenêtres ! Un ménage bruxellois sur quatre vit dans ce type de logement. Nous ne pouvons pas les laisser dans le froid. Alors, c'est une bonne idée que le gouvernement se concentre sur la rénovation des logements. Nous devons isoler plus et mieux. C'est bon pour le porte-monnaie et bon pour la planète.

Notre choix est clair : lutter contre les loyers excessifs, les spéculateurs fonciers qui maintiennent des logements vides et les propriétaires. Corriger le marché du logement en rendant les bâtiments vides à nouveau habitables et en construisant des logements sociaux supplémentaires. En dehors de cela, je suis heureux qu'il existe enfin un endroit où les Bruxellois·es peuvent être entendus lorsqu'il s'agit d’ennuis locatifs. Si vous vivez dans un logement de piètre qualité ou si l'état de votre logement n’est pas à la hauteur de son loyer, vous pouvez désormais vous adresser à la commission paritaire et y déposer une plainte."

Plus que jamais, nous devons être à l'avant-garde de la lutte contre la discrimination et l'injustice à tous les niveaux, estime M. Ahidar.

"Le fait qu'un grand nombre de Bruxellois·es n'aient pas de logement décent, faute d'une politique cohérente, est vraiment problématique et doit être abordé rapidement. Par exemple, suite à notre proposition, le Parlement a adopté une résolution demandant au gouvernement d'élaborer des règles pour les personnes ayant un casier judiciaire. Un casier judiciaire n’est que rarement parfois pertinent pour répondre à une offre d’emploi. Mais ce n'est pas la seule forme de discrimination sur le marché du travail. Les personnes portant un nom de famille « étranger », les Bruxellois·es de couleur, les femmes portant un foulard en font également l'expérience au quotidien. Pour mon groupe, il est clair que les femmes ont le droit de porter le voile et que nous courons le risque d'exclure une grande partie de la population bruxelloise vis-à-vis d’emplois qu'elle pourrait très bien occuper. Nous voulons que les services publics à Bruxelles soient inclusifs et représentatifs de Bruxelles dans toute sa diversité."

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