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La discrimination dans les institutions bruxelloises ne devrait pas être autorisée, mais elle existe bel et bien

La discrimination dans les institutions bruxelloises ne devrait pas être autorisée, mais elle existe bel et bien

Une vague de mécontentement s’est fait ressentir après la publication d'une annonce discriminatoire chez Actiris

Fouad Ahidar a posé des questions au ministre Bernard Clerfayt sur une offre d'emploi discriminatoire chez Actiris. Lors de la commission des affaires économiques, le ministre en question a répondu à ces questions et remarques. 

Pas de voile
L'office régional de l'emploi de Bruxelles, Actiris, a récemment publié une annonce pour la recherche de personnel de nettoyage à Eindhoven. L’offre d’emploi est rédigée par le pouvoir organisateur Sainte Geneviève d'Etterbeek. Jusque là aucun problème. Malheureusement, ils émettent la demande spécifique d’engager quelqu’un qui ne porte pas de voile.

L'annonce parue sur le site d'Actiris contient les éléments suivant : "une personne capable de nettoyer et de surveiller les enfants (m/f/x)". La description du profil indique que "le port du voile dans l'école est interdit" et que la personne "doit parler français". Plusieurs questions découlent de cet incident. Le plus gros problème étant: Comment est-il possible qu'une institution publique affiche une ou plusieurs recherches d’emploi aussi discriminatoire? 

Bloqué
En plus de cela, il est rapporté que l'offre d'emploi a été temporairement bloquée. Selon le porte-parole d'Actiris, une nouvelle analyse juridique doit avoir lieu. Cela signifie-t-il que, lors de la première analyse juridique, la mention "le port du voile est interdit dans l'institution" n'a pas été considérée comme discriminatoire ? Ce qui serait complètement contraire à la politique anti-discrimination d'Actiris. 

"Je ne comprends pas comment une institution bruxelloise qui s'engage à vivre ensemble et à lutter contre toutes les formes de discrimination, et qui dispose des outils pour mener à bien cette mission, peut faire une telle erreur d'analyse et être à ce point en décalage avec sa propre politique de lutte contre les discriminations. Ce n'est pas possible. D'une part, le gouvernement bruxellois investit des millions d'euros pour financer et promouvoir des outils et des politiques inclusives et anti-discriminatoires au sein d'Actriris, et d'autre part, il publie une publicité qui exclut explicitement les femmes qui portent le voile."

Aux questions du député bruxellois Fouad Ahidar, sur la publication de telles annonces de la part des employeurs, le ministre a répondu qu'il s'agissait d'une erreur de jugement. Selon lui, un renforcement des contrôles automatisés, concernant les clauses discriminatoires, est nécessaire. En outre, il suggère de collaborer avec l'école en question sur un plan de diversité afin de la sensibiliser à cette question.

Pour l'instant, nous sommes toujours en attente d’un deuxième avis juridique d'Actiris.

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